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Publié le 24/07/2026
Dépôts-ventes de luxe, friperies vintage, puces de Saint-Michel : treize bonnes adresses de la seconde main à Bordeaux, par une boutique bordelaise qui en fait partie. Nous vendons des chaussures de grandes maisons, restaurées dans notre atelier — et nous fréquentons les adresses de ce guide en voisins. Adresses vérifiées en juillet 2026.
8 rue Bouffard. Le doyen du luxe d'occasion bordelais : plus de vingt ans de dépôt-vente dans la rue des antiquaires. Du Chanel, du Dior, de l'Hermès, du Vuitton — des sacs surtout, mais aussi vêtements, bijoux et accessoires, tous contrôlés (un certificat ou une estimation peut être demandé au dépôt).
La maison est réglée comme une horloge : dépôts saisonniers, contrat de trois mois, et les invendus non repris sont donnés à des associations caritatives. On peut aussi faire réserver une pièce vingt-quatre heures, le temps de venir l'essayer en boutique.
9 rue Guillaume Brochon, sur la place Puy Paulin. Le dépôt-vente nouvelle génération : 150 m² vitrés, une scénographie de boutique de créateur, et un vestiaire qui va du Sandro, Maje et American vintage bien choisis jusqu'au Jacquemus, au Chanel et à l'Isabel Marant. Le Bonbon l'a sacré « plus beau temple de la seconde main premium à Bordeaux ».
Derrière l'enseigne, deux sœurs, Anne-Sophie et Coralie Filippi, qui ont lancé le concept à Paris en 2015 avant d'ouvrir Bordeaux en juin 2024. Le dépôt se fait sans rendez-vous : le tri prend une heure environ, et les pièces retenues restent en vente deux mois.
163 rue Fondaudège. Le dépôt-vente d'Isabelle Sacre : vêtements, sacs, chaussures, bijoux et petits objets de décoration, « du H&M au Hermès » — le mix est assumé et la sélection est sûre. L'ambiance tient du boudoir plus que du magasin, et la maîtresse des lieux du personal shopper plus que de la vendeuse.
La boutique est labellisée « éco-défis » par la Chambre de métiers et de l'artisanat : ici, la seconde main est une conviction, pas une tendance.
© les contributeurs d'OpenStreetMap
76 rue du Loup. Un dépôt-vente de quartier dans une des plus jolies rues du vieux Bordeaux : du prêt-à-porter féminin bien trié — on y a vu passer du Sandro, du See by Chloé, du Kookaï — avec une particularité charmante : la gérante y crée et vend ses propres bijoux, aux côtés d'autres créateurs. On y dépose comme on y chine, en voisin.
59 rue du Loup. Ni tout à fait friperie, ni tout à fait café : un cabinet de curiosités derrière une façade bleue au charme anglais. Mathilde Milande a commencé par un vide-dressing en ligne en 2013, ouvert boutique en 2015, puis posé ses portants rue du Loup en 2018. On y trouve du vintage femme et homme — chemises en soie, blousons de cuir, robes 70s —, un coin créateurs de pièces locales et, caché à l'arrière, un salon de thé aux pâtisseries maison.
La maison revendique d'être le seul endroit en France à réunir boutique, atelier de fabrication collectif et salon de thé sous le même toit. À quelques portes de Chamade : les deux se font dans la foulée.
Transparence totale : c'est nous. La seule boutique de la ville consacrée uniquement aux chaussures de luxe de seconde main — escarpins, sandales, mocassins des grandes maisons. Chaque paire est authentifiée, puis passe par notre atelier : nettoyage complet, ressemelage si besoin, remise en forme. Elle n'est mise en vente en boutique et en ligne qu'une fois remise à neuf — et c'est ce métier de restauration qui nous a donné l'envie d'écrire ce guide.
15 rue du Palais de l'Ombrière. La référence streetwear et Y2K du quartier Saint-Pierre : Nike, Carhartt, Ralph Lauren, Schott, Levi's — le sportswear américain des années 80-90, trié pièce par pièce. La sélection est réputée bien au-delà du quartier : 4,8/5 sur Google, 20 000 abonnés sur Instagram, et un e-shop pour chiner à distance.
À l'angle du 61 cours d'Alsace-et-Lorraine et de la rue du Pas-Saint-Georges. Tilt est un pionnier : fondée en 2008 par un couple de chineurs, l'enseigne fut une des premières boutiques en ligne françaises dédiées au vintage, avant d'essaimer à Lille, Paris, Lyon — et Bordeaux en 2018. Cinq rayons (femme, homme, accessoires, denim, sportswear), des Levi's 501 aux pulls mohair, et des arrivages chaque semaine, le jeudi généralement.
Louis Vuitton · Pointure 37
220,00 € 900,00 €
Dior · Pointure 41
175,00 € 800,00 €
Michel Perry · Pointure 40,5
129,00 € 550,00 €
11 rue de la Fusterie. « NRV » pour Nouvelles Ressources vintage : 28 m², une devanture violette à paillettes, et une sélection pop des années 80 aux années 2000 — jeans mom, « tops Britney », pattes d'eph — dénichée par deux amies qui sillonnent la France et l'Europe pour chiner. Ouverte fin 2020, la boutique est devenue un petit lieu de vie du quartier : DJ sets, happy hours, et des créateurs locaux en dépôt.
39 rue des Bahutiers. Née d'une activité de chine en ligne en 2019, la boutique d'Audrey a ouvert en mai 2020 dans une des plus belles rues du vieux Bordeaux. Le créneau : les années 80 à 2000, « le style de nos années Britney et Spice Girls », choisi selon les tendances du moment. Le slogan de la maison résume l'esprit : « un look qui tue, mais pas la planète ».
62 rue du Mirail. La friperie historique de Bordeaux : installée rue du Mirail depuis 1990, plus de trente ans de règne sur le vintage underground. C'est la caverne d'Ali Baba du genre — robes des années 20, costumes anciens, chapeaux, cuirs et bijoux. Attention, ici on ne dépose pas : c'est une friperie au sens strict, pas un dépôt-vente. On y va le dimanche, après les puces toutes proches.
89 cours Victor Hugo, et à Bordeaux-Lac. Les boutiques du Relais Gironde, entreprise d'insertion membre d'Emmaüs : les dons textiles collectés dans toute la Gironde y sont triés — 18 tonnes par jour, par 120 salariés dont 70 en insertion — puis revendus à prix minuscules. Arrivages permanents, tous les styles et toutes les tailles, et chaque achat finance des emplois. Chiner utile, littéralement.
Tous les dimanches de 7h à 14h, au pied de la flèche Saint-Michel — tout juste rendue à la ville après cinq ans de restauration —, les places Meynard et Canteloup accueillent une centaine d'exposants : brocante, livres anciens, vinyles, fripes au kilo et objets de curiosité. C'est le rendez-vous des chineurs bordelais depuis toujours, et la meilleure école qui soit pour apprendre à regarder un objet — ou une paire de chaussures — avant de l'acheter.
Le conseil des habitués : arriver tôt, les belles pièces partent avant 9h. En semaine (mardi et jeudi matin), une version plus calme se tient actuellement quai des Salinières, le temps du démontage des échafaudages de la flèche.
Si cette liste est longue, ce n'est pas un hasard. Bordeaux est une ville où la seconde main a toujours existé, bien avant que le mot ne devienne un argument marketing. Les dressings bourgeois des Chartrons et de Caudéran se renouvellent, les étudiants de la Victoire chinent, et le quartier Saint-Michel fait vivre les puces depuis des générations. Un gisement de belles pièces rare pour une ville de cette taille — et une scène de boutiques pour les faire circuler.
Transparence : ce guide est écrit par My Pretty French Shoes, boutique bordelaise de chaussures de luxe d'occasion. Certaines adresses citées sont, au sens strict, des concurrentes ; nous les recommandons quand même, parce qu'une scène seconde main vivante profite à tout le monde. Une adresse a fermé, une pépite manque à la liste ? Écrivez-nous, ce guide est fait pour vivre.
Chaque paire vendue chez My Pretty French Shoes passe par notre propre atelier avant la mise en vente — et nous proposons aussi un service de réparation pour vos propres souliers. C'est notre conviction de fond : une chaussure de qualité n'est presque jamais finie — elle est juste en attente d'un ressemelage. Nous avons d'ailleurs raconté concrètement ce que « remettre à neuf » veut dire dans un autre article de ce blog.
Quelques réflexes, valables à Bordeaux comme ailleurs, pour acheter une paire de seconde main sans se tromper.
Regardez la semelle et le talon avant tout le reste : une usure de semelle, même marquée, se répare très bien ; un talon cassé net ou une cambrure affaissée condamnent souvent la paire. Le cuir de la tige est le deuxième juge de paix — les griffures se retouchent, un cuir craquelé en profondeur ne revient pas.
Méfiez-vous des pointures : chaque maison chausse différemment, et une 37 chez l'une est une 37,5 chez l'autre. Essayez en boutique quand c'est possible ; en ligne, comparez la longueur intérieure en centimètres quand elle est donnée.
Enfin, l'authenticité : sur le luxe, un prix anormalement bas est un signal, pas une aubaine. Achetez auprès de boutiques qui contrôlent leurs pièces et qui vous montrent les défauts en photo plutôt que de les cacher.
Et si vous cherchez une paire en particulier, notre stock de chaussures de luxe d'occasion change toutes les semaines — en ligne, ou en boutique à Bordeaux, où l'essayage vaut tous les guides des tailles.